Polyphonies 2016

Les 28 et 29 mai 2016, la Maison de la Poésie de Rennes, accompagnée par la Librairie Greenwich, vous propose son festival de poésie contemporaine les Polyphonies. Pour cette 9e édition, la parole poétique prendra corps à travers la voix d’auteurs venus du Pérou, du Portugal, de France, et explorera encore une fois des territoires bien singuliers dans le jardin de la Villa Beauséjour et sur la Péniche Spectacle amarrée en face.

polyphonies-2016

28 mai

15 h 30

olivier-deschizeauxOlivier Deschizeaux est un poète français né à Villefranche-sur-Saône le 30 juillet 1970, au sein d’une famille franco-espagnole. Il vit à Lyon depuis 1994. Il  a publié des recueils de poèmes et des poèmes inédits dans de nombreuses revues et il a aussi participé à des livres d’artiste.

16 h 30

marie-cosnayMarie Cosnay, née en 1965 à Bayonne, est professeure de lettres classiques, traductrice de textes antiques, et écrivaine. Elle a publié des textes dans de nombreuses revues et une chronique dans le Matricule des Anges.

17 h 30 Festival Off #1 Sessions courtes

Venez découvrir des auteurs de la région qui nous livrent là de courts extraits de leur écriture ciselée et aboutie.

19 h Lecture croisée Jorge Najar-Nuno Judice

jorge-najarJorge Najar est né en 1946 à Pucallpa, ville de l’Amazonie péruvienne. Poète, écrivain, la majorité de son œuvre a été traduite en français. Depuis 1977, il vit à Paris où il a enseigné et traduit la poésie.

nuno-judiceNuno Judice, né à Mexilhoeira Grande (Algarve) en 1949. Essayiste, poète, écrivain, romancier traducteur et professeur portugais, ses œuvres ont été traduites en Europe et en Amérique latine. Il travaille toujours pour le théâtre.

21 h Festival Off #2 Polyphonies nocturnes

Lectures poétiques, musique, projections : les auteurs et artistes présents tout au long du festival se prêteront au jeu des lectures courtes, croisées, de l’improvisation, de la lecture-concert et du ciné-poésie en live. Une soirée laboratoire à ne pas manquer.

29 mai

15 h

david-dumortierDavid Dumortier est un poète et un écrivain français né en 1967. Diplômé de l’Inalco, il a vécu en Syrie, en Jordanie et en Égypte, et a longtemps travaillé dans le milieu psychiatrique. Il intervient aujourd’hui régulièrement en milieu scolaire. Il habite aujourd’hui à Paris.

16 h

Découverte des éditions de l’Arbre

17 h

stephane-bouquetNé à Paris en 1967, Stéphane Bouquet a fait des études d’économie et de sociologie. Critique aux Cahiers du cinéma et scénariste, notamment pour Sébastien Lifschitz, il a animé une émission sur France Culture et a été critique littéraire à Libération.

Toutes les lectures-rencontres sont gratuites
Maison de la Poésie Villa Beauséjour 47, rue Armand Rébillon 35000 Rennes. Tél. 02 99 51 33 32
Bus 8, arrêt Auberge de Jeunesse. M° Anatole France

Publié dans Actualités | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Jorge Eliécer Pardo à Rennes

Le 19 mai à 18 h, l’association Hilvanando la Memoria, les éditions Folle Avoine et la Librairie Greenwich, vous invitent à rencontrer Jorge Eliécer Pardo à la Maison de la Poésie de Rennes.

les-voiles-de-la-memoire-jorge-eliecer-pardo

L’écrivain colombien viendra présenter son dernier livre Les voiles de la mémoire publié aux éditions Folle Avoine.
Témoignage déchirant d’une guerre qui dure depuis toujours,
Les voiles de la mémoire donne une voix aux victimes de massacres et d’assassinats brutaux en Colombie. C’est la mort qui parle. Jorge Eliécer Pardo construit des récits d’une énorme charge symbolique inscrite dans les rites qu’accomplissent les femmes pour atténuer la souffrance, conjurer l’oubli et rendre la dignité à leurs morts.
Des narrations d’une poésie aussi horrifique que sublime qui font de l’œuvre de Jorge Eliécer Pardo un archétype de l’esthétique de l’horreur.

Né en 1950, Jorge Eliécer Pardo est écrivain, journaliste, réalisateur et producteur de documentaire sur l’art et la littérature pour la télévision publique colombienne. Il est aussi professeur d’université et conférencier.
Il a notamment publié quatre romans
La baronesa del circo Atayde (2015), El pianista que llego de Hamburgo (2012), Seis hombres una mujer (1992), El jardin de Weisman (1979). un recueil de poésie Entre calles y aromas qui a reçu le prix National de Poésie en 1985, et un recueil de nouvelle Los Velos de la memoria (éditions Vericuetos), dont il nous présentera la traduction française. En 2013, les lecteurs de la revue Libros y lettras, lui ont décerné le prix National de la Littérature.

Entrée Libre dans la limite des places disponibles.
Maison de la Poésie Villa Beauséjour 47, rue Armand Rébillon 35000 Rennes. Tél. 02 99 51 33 32

Publié dans Actualités | Tagué , , , , , , , | Laisser un commentaire

La Librairie Greenwich aux Champs Libres

un-automne-litteraire-2015

La Librairie Greenwich est l’une des invités de la rencontre Notre rentrée littéraire organisée par Les Champs Libres le 12 novembre 2015 à 18 h 30, dans le cadre de son cycle « Un automne littéraire ».

Nous avons lu, nous avons aimé, avons fait des découvertes souvent hors des sentiers battus dans le foisonnement des romans de la rentrée littéraire. Nous confrontons nos opinions et vous donnons envie de faire à votre tour, la découverte de vos lectures préférées.
Avec Isabelle Apéré bibliothécaire aux Champs Libres, Philippe-Jean Catinchi critique littéraire au Monde, et Isabelle Tréhorel de la Librairie Greenwich à Rennes.

10, cours des Alliés Rennes. Café des Champs Libres.
Entrée libre dans la limite des places disponibles. Réservation conseillée au 02 23 40 66 00

Publié dans Actualités | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Hakan Günday aux Champs Libres

Le 07 novembre 2015 à 15 h 30, Les Champs Libres, accompagnés par la Librairie Greenwich, vous invitent à rencontrer Hakan Günday, auteur du roman Encore qui lui vaut son tout nouveau prix Médicis du Roman Étranger.

Plongée au cœur d’un réseau de passeurs d’immigrés clandestins

encore-hakan-gundayHakan Günday est l’enfant terrible de la nouvelle génération des écrivains turcs, son roman Encore (éd. Galaade, traduit du turc par Jean Descat), est un coup-de-poing, l’histoire d’un enfant monstre au cœur d’un réseau de trafic de clandestins.
Rencontre sur un fait majeur et dramatique de notre actualité : « La différence entre l’Orient et l’Occident, c’est la Turquie. Cela voulait-il dire que notre pays est un vieux pont entre l’Orient aux pieds nus et l’Occident bien chaussé, sur lequel passe tout ce qui est illégal ? Tout cela me chiffonnait. Et en particulier ces gens que l’on appelle les clandestins. Nous faisions tout notre possible pour qu’ils ne nous restent pas en travers du gosier. Nous avalions notre salive et nous expédions tout ce contingent là où il voulait aller… Commerce d’une frontière à l’autre… D’un mur à l’autre », Hakan Günday.

10, cours des Alliés Rennes, salle de conférences
Entrée libre dans la limite des places disponibles. Réservation conseillée au 02 23 40 66 00

Publié dans Actualités | Tagué , , , , , , | Laisser un commentaire

Lettres pour le monde sauvage de Wallace Stegner

La Librairie Greenwich vous recommande Lettres pour le monde sauvage de Wallace Stegner
(Traduit de l’américain par Anatole Pons).

lettres-pour-le-monde-sauvage-wallace-stegner« J’entends que ma production reste aussi proche que possible de la terre et de l’expérience humaine. » Wallace Stegner dans son avant-propos au recueil de nouvelles Le goût sucré des pommes sauvages (éditions Points). Les textes publiés ici, rédigés sur plus de 40 ans, mêlent à parts égales souvenirs et réflexions et illustrent brillamment ce qui fut un credo littéraire : la nature et l’homme.
Le parfum d’un arbrisseau aux fleurs jaunes, la baie d’argent, suffit pour faire renaître la jeunesse entière de Stegner. Son enfance à Whitemud, « amas de cabanes » dans la Saskatchewan quasi sauvage des années 1910 (La quadrature du cercle), son adolescence à Salt Lake, Utah, l’université et les premiers succès littéraires (Une enfance de migrants).

En réalité, son père, « un risque-tout », contraignait sa famille à voyager d’états en états de l’ouest américain, faisant d’eux un petit groupe de déracinés. Wallace Stegner, « né sur la route », mais sédentaire dans l’âme, « qui n’apprend rien du mouvement », n’espérait pourtant que du temps pour entrer dans l’intimité d’un lieu, d’une communauté, pour y trouver sa place.
De cette enfance de nomade, il retiendra cependant un épisode significatif. Au cours d’un voyage dans les grandes plaines, il a 6 ans, il s’endormit sous un chariot avant de se réveiller en pleine nuit, perdu, paniqué, pour découvrir « … qu’un vent nocturne soufflait autour de moi. Il venait de lieux lointains, traversait un vaste espace dépeuplé, sous des millions d’étoiles brillantes. Et pourtant, sa caresse était douce, intime et rassurante, et ma panique s’évanouit sur le champ. Ce vent me connaissait. Je le connaissais. » Ce qu’il appela « un baptême dans l’espace, la nuit et le temps » (Les bienfaits du monde sauvage).

Ainsi, sans doute, devient-on un américain et un écrivain de l’Ouest. Et un de ses plus avisés, passionné et généreux défenseur. L’Ouest sauvage, qui a contribué à former le peuple américain et dont la conscience de l’existence, la simple idée, entretient « la santé spirituelle d’une nation » (Coda : Lettre pour le monde sauvage). Idée mystique pour les esprits pratiques, ou pour les cyniques aux dents longues, « comme tout ce qui ne peut être déplacé par un bulldozer ».

Curieusement, Wallace Stegner reste peu connu du grand public français. Tardivement traduit, chez Phébus en 1998, il représente pourtant à lui seul un pan entier de la littérature américaine, en tant qu’écrivain, mais aussi comme enseignant. Raymond Carver, Thomas McGuane, Edward Abbey, ou le merveilleux Ernst J. Gaines ont assisté à ses cours ; Jim Harrison ou Rick Bass aujourd’hui, le considèrent toujours comme un modèle indépassable.
Dans la lettre qui ouvre le livre, l’émouvante lettre à sa mère disparue (Lettre bien trop tard), Wallace Stegner ne démontre aucune compréhension sereine du monde à même d’être transmise. Tout au contraire, sa vie touchant à sa fin, il avoue une perplexité grandissante et « un besoin d’indulgence et d’amour inconditionnel ».

Humanité, clairvoyance, humilité, ces Lettres pour le monde sauvage, contiennent tout ce qui fait de Wallace Stegner un formidable écrivain.

Éditions Gallmeister, 2015, 22 €

Publié dans Recommandés | Tagué , , , , | Laisser un commentaire